Le bonheur en entreprise, c’est quoi ?

D’après l’Harvard Business Review, un employé heureux et épanoui est un employé plus performant de 16%, plus engagé vis-à-vis de son entreprise de 32% et de 46% plus satisfait de son travail. C’est un fait, le bien-être au travail augmente l’intérêt du salarié pour ses taches et accroit donc sa productivité. Cela entraine moins de démissions, d’arrêt maladie et de burnout (-125%).

 

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Mais comment les entreprises peuvent ’elles aider les employés à s’épanouir ?

 

Même si de nombreuses personnes sont épanouies quel que soit le contexte, certaines subissent l’influence de leur environnement (pression, incivilités, …) ce qui entraine une baisse de leur motivation et en découle une baisse de performance.

Pour pallier à ce problème, les leaders et manageurs peuvent donner vie à une culture d’entreprise qui encourage l’épanouissement sans mesures drastiques ni investissements financiers majeurs.

L’étude du Harvard Business Review met en lumière quatre mécanismes permettant aux employés de s’épanouir. Ces mécanismes fonctionnent de concert et n’en choisir qu’un ou deux n’est pas pertinent car ces derniers se renforcent mutuellement.

 

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En premier lieu, il faut accorder la possibilité de prendre des décisions.

 

En effet, donner un pouvoir de décision, de l’autonomie et de la délégation permet aux salariés de se sentir concernés par leur travail, d’avoir leur mot à dire et leur donne ainsi plus d’occasion d’apprentissage.

Nous pouvons prendre comme exemple la compagnie aérienne Southwest réputée pour sa culture du divertissement et de l’attention au client. Le personnel naviguant plaisante, chante, l’un d’eux a même décidé de présenter les consignes de sécurité en rappant. Les passagers ont adoré, ce qui prouve qu’ils avaient pour une fois réellement prêté attention aux consignes.

La créativité est un moyen qui permet de développer l’autonomie, la prise d’initiative, d’ouvrir les salariés à d’autres alternatives et de développer de nouvelles aptitudes leur permettant de s’épanouir dans leur travail. En effet d’après une analyse de 225 études académiques, les employés heureux ont en moyenne une créativité trois fois plus importante, une productivité supérieure de 31 % et des ventes plus élevées de 37 % que leurs collègues.

 

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En second, il faut partager l’information

 

Quoi de plus frustrant que de travailler dans une entreprise ou l’information ne circule pas, ou vous ne pouvez voir l’impact que peuvent avoir vos décisions à grande échelle.

Toujours d’après le Harvard Business Review, les individus peuvent apporter une contribution plus efficace s’ils comprennent comment leur travail s’intègre à la mission et à la stratégie de l’entreprise.

Nous pouvons prendre comme exemple l’enseigne Zingerman qui transmet l’information à ses salariés de façon la plus transparente possible en utilisant la méthode dite du « livre ouvert ». En effet, ces derniers peuvent consulter les informations financières, les évaluation de la qualité du service ou encore la satisfaction au niveau interne quand bon leur semble ce qui leur permet de s’améliorer considérablement en réglant les différentes lacunes de services par eux même et ainsi renforcer leur sentiment d’appartenance ainsi que la productivité de l’entreprise toute entière. De 2000 à 2014, les recettes de Zingerman ont dépassé les 50 millions de dollars et leurs dirigeants considèrent le management à « livre ouvert » comme un élément clé de cette réussite.

Les outils de la plateforme Coachique (lien en fin d’article) permettent aux salariés de bénéficier du soutien d’un coach individuel dans l’optique d’améliorer leur communication, leur confiance en soi …

Coachique est une plateforme unique en France qui propose aux salariés, managers et chef d’entreprise un suivi sur mesure afin d’atteindre leurs objectifs. Vous choisissez votre coach parmi vos affinités et vous choisissez votre mode opératoire (présentiel, à distance …)

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Il faut ensuite réduire au maximum les incivilités.

 

D’après les recherches menées avec Christine Pearson (professeure à la Thunderbird School of Global Management), près d’un tiers des salariés confrontés à des incivilités réduisent délibérément la qualité de leur travail et le même nombre affirment que leur performance en pâtit.

Pour exemple voici une citation tirée de l’étude : «  Mon patron m’a demandé de préparer une analyse. Il s’agissait de mon premier projet et on ne m’avait donné ni instructions ni exemple. Une fois mon dossier rendu, il m’a dit que c’était de la m…. »

Il est clair que l’incivilité empêche les gens de s’épanouir et ceux qui en sont victime en font preuve à leur tour en sabotant par exemple le travail de leur collègues (rumeurs, « oublis » d’envois de mail, …).

Caiman Consulting, cabinet de conseil en management a bien compris ce constat et son directeur général, Raazi Imam, « ne tolère en aucun cas les personnes qui se permettent de manquer de respect à autrui » et si cela se produit, il prend l’offenseur à part pour lui faire comprendre la politique de l’entreprise. Dans ce cabinet, la vérification des antécédents dans le cadre d’un recrutement incluent le dossier de civilité des candidats et cette culture d’entreprise permet à Caiman d’obtenir un taux de rétention de 95 % (c’est-à-dire un faible taux de turnover).

Vos employés veulent de la reconnaissance, pas des brimades !

 

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Enfin, il faut fournir un feedback sur la performance

 

Le feedback permet de s’améliorer et cela crée des opportunités d’apprentissage essentielles à l’épanouissement des salariés. Il permet de maintenir leurs activités professionnelles centrées sur leurs objectifs personnels et organisationnels.

L’outil qu’a mis en place Zingerman, entreprise citée plus tôt, permet un échange d’informations sur la performance des salariés et de l’entreprise quasiment en temps réel. Les leaders peuvent dresser quotidiennement la liste des points forts et des points faibles permettant aux salariés de « s’approprier » les chiffres et proposer des pistes d’amélioration lorsque cela est nécessaire. Ajoutez à cela des « codes rouges » et « codes verts » attestant des plaintes et compliments des clients et vous avez un formidable outil permettant à tout salarié d’apprendre et de progresser en s’appuyant sur un feedback immédiat et tangible.

Les outils de la créativité et du développement de soi permettent l’appréhension d’un problème avec une vision différente et facilitent l’intégration des feedbacks ayant pour but de s’améliorer.

 

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En conclusion ces quatre mécanismes qui permettent l’épanouissement des employés n’exigent ni efforts, ni investissements massifs mais pour que cela fonctionne, les leaders doivent être prêts à accorder la possibilité de prendre des décisions à leurs salariés. Ils doivent être le plus transparent possible, réduire les incivilités afin d’éviter conflits et concurrence néfaste ainsi que fournir un feedback pertinent et rapide laissant la parole aux individus pour leur permettre une amélioration continue.

Inculquer une culture du client est toujours gagnant car on peut se nourrir de leurs retours pour s’améliorer.

D’après jean François Zobrist, ancien directeur de l’entreprise Favi :

on travaille pour le client par pour la pointeuse.

Pour citer une dernière fois le Harvard Business Review :

Les individus peuvent ’ils prendre des décisions en toute confiance s’ils ne disposent pas d’informations honnêtes sur les chiffres actuels ? Peuvent ’ils prendre de bonnes décisions s’ils craignent d’être ridiculisés ?

Adopter une nouvelle culture d’entreprise n’est pas chose aisée et cela prend du temps mais le jeu en vaut la chandelle et ce type de management permettant de dynamiser ses employés et stimuler la performance de l’entreprise de façon durable deviendra à coup sur le management de demain.

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